Château de France 2005

Château de France 2005

Pessac-Léognan Rouge

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Cépage

60 % Cabernet Sauvignon et 40 % Merlot

Commentaires de dégustation

Une belle robe grenat profond très dense
Un nez délicat, boisé, cacao, pain grillé et confiture de cassis
En bouche, on retrouve les arômes du nez, dans un ensemble d'un très bel équilibre, à la fois torréfié, velouté et plein de fraîcheur
Une belle présence et une jolie longueur

Présentation

Un passé viticole mouvementé
Le Château de France a été édifié sur les fondations d'un ancien manoir dont il conserve la belle cave voûtée... une maison de maître construite à la fin du XVIIe siècle par le procureur Philippe Decoud.

Du tènement de Gardère au tènement de France ?
Le château a conservé le nom de l'ancien lieu-dit sur lequel il fut édifié. II est probable que les terres de France n'étaient autrefois qu'une partie du tènement de Gardère. L'actuel domaine de France n'est en effet, avant 1681, qu'un ensemble de petites parcelles rassemblées au XVIe siècle par Marseau Dubasque et Jean de Latreilles. En effet, on a pu lire que, en 1648, le laboureur Morseau Dubasque achète les parcelles de terre détenues par André Dejean, charpentier de barriques...

C'est un Conseiller au Parlement de Guyenne, Taffard, qui développe le vignoble du Château de France au XVIIIème siècle dans une période clef : celle de la naissance de la notion qualitative de Grand Cru. Il suit en cela une autre famille de parlementaires, les Pontac à Haut-Brion, ce qui explique le développement viticole des Graves au sud-ouest de Bordeaux au XVIIIème siècle.

La notoriété à la fin du XIXème siècle
Jean-Henri Lacoste, négociant en tissus d'ameublement, propriétaire du domaine durant 32 ans, est le créateur du château actuel : après l'achat en 1862 de cette propriété de 25 hectares qui ne porte pas le nom de château mais simplement de domaine ou bien de campagne, il prend la propriété en main et la fait reconnaître par des chasseurs de crus tels que Feret qui, après l'avoir négligé dans son ouvrage de 1850, le mentionne enfin dans les volumes suivants. J.H. Lacoste augmente le domaine de quelques annexes : une pièce de pré au lieu de Noaillac et une prairie située à Gardère et appartenant à la famille Griffon (propriétaire des futurs Fieuzal et Haut Gardère !).

La nouvelle architecture du Château de France
Le XIXème siècle est aussi l'époque des apparences, les domaines prennent petit à petit l'appellation de château... et de grandes demeures apparaissent. Jean-Henri Lacoste modestement rénove son ancienne demeure : il élimine les ailes formant le U, rajoute de petits pavillons à chaque bout et crée un second étage.

L'exil : au XXème siècle ce domaine reste un peu à l'écart du Bordelais viticole comme une majorité des Grands Crus des Graves pendant plus de 50 ans, de 1920 jusqu'aux années 1975.

Le renouveau du Château de France
Bernard Thomassin en fait l'acquisition en 1971

La patience d'un homme de la terre
Bernard Thomassin n'est pas né Bordelais mais il l'est devenu... La famille Thomassin travaille depuis plusieurs générations dans la culture de la betterave pour la distillation en Ile-de-France, quand l'exploitation située dans le Val d'Oise, en butte à une urbanisation accélérée, est peu à peu rachetée par l'Etat. En 1985, la distillerie est fermée, surtout à la suite de la profonde modification de la politique de l'alcool en France.

L'aventure bordelaise commence en 1971 quand Bernard Thomassin a la possibilité de racheter une propriété "en sommeil", où tout est à faire ou à refaire. On peut lire en 1986 dans "Histoire de la Vigne et du Vin" (Enjalbert) : "Les campagnes menées par ce propriétaire entreprenant et obstiné doivent permettre au Château de France de retrouver le prestige et la notoriété qu'il avait au 19ème et de porter de belle manière, notamment sur les marchés extérieurs, un si beau nom qui l'oblige".

Un précurseur : à l'époque où Bernard Thomassin investit dans le Château de France, seule l'appellation des Graves existe, peu de propriétés ont la faveur des courtiers et du négoce de la place, et c'est seulement plus tard que l'appellation Pessac-Léognan attirera les investisseurs.

Une passion : de cette rencontre avec le vin naît une véritable passion. Bernard Thomassin s'attache désormais à un unique objectif : restaurer le domaine du Château de France pour donner à ce grand vin une qualité et une réputation à la mesure du prestige de l'appellation.

Bernard Thomassin cultive la sagesse et la patience d'un homme de la terre. Les investissements mesurés et progressifs sont d'abord consacrés à la replantation du vignoble, puis à la restauration des chais, et enfin à l'édification de bureaux et d'une salle de réception. Bernard Thomassin a relevé avec succès son défi: élaborer un très grand vin.

Arnaud Thomassin : un tempérament perfectionniste
Elevé dans le milieu de la distillerie , Arnaud Thomassin est fier de ses racines paysannes.

Depuis 1996 , il seconde son père au Château de France en tant que directeur technique, arrivé avec un BTS viti-oeno en poche et un tempérament perfectionniste. Ses choix, tant au niveau de la viticulture, de la vinification ou des investissements, se sont naturellement faits dans la continuité de ce qui avait été entrepris par son père. L'écoute réciproque est là.

Sur le plan commercial , il se déplace beaucoup pour porter le nom du Château de France à l'extérieur, appréciant tout particulièrement les contacts proches avec les distributeurs dont il vient soutenir l'action sur le terrain.

Suggestion gourmande

L'élégance et le classicisme de Château de France le destinent à accompagner des viandes nobles : viandes rouges, agneau, gibier rôti...

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