Château La Louvière 2008

Château La Louvière 2008

Pessac-Léognan Rouge - 13°

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Cépage

64 % Cabernet Sauvignon, 30 % Merlot, 3 % Cabernet Franc et 3 % Petit Verdot

Commentaires de dégustation

Une magnifique robe rouge grenat, sombre et profond
Un nez élégant et expressif marqué par des notes de fruits des bois mûrs, de moka, de réglisse et de charbon
En bouche, un vin en rondeur, soyeux qui témoigne d'une grande personnalité
Des tannins tapissant le palais d'un voile de velours, des nuances toastées qui s'associent aux fruits noirs
Une finale très longue, interminable et racée

L'élégance d'un très grand Pessac-Léognan !

Présentation

En l'an de grâce 1476, la forêt parcourue par des hordes de loups occupait la quasi-totalité de la paroisse de Léognan. Mais, au lieu-dit "La Lobeyra" (La Louvière), l'homme avait défriché une vaste clairière et s'était lancé dans la grande aventure viticole. La production était à cette époque encore réduite, de l'ordre de quelques dizaines de barriques, mais la qualité des vins produits était déjà reconnue.

Entre 1510 et 1550, Pierre de Guilloche, puis son fils Jean, se lancèrent dans de vastes opérations foncières : achats, échanges de parcelles se succédèrent. Ces importants remembrements autour de la maison noble de La Louvière, semblable alors à un modeste castel orné de plusieurs tours, furent à l'origine du domaine que nous connaissons aujourd'hui.

Héritière de la maison de Guilloche, la dame de Roquetaillade vendit la Louvière en 1618 à Arnaud de Gascq, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Ferme.

Mais, incapable de remettre en état cette propriété, ce dernier en fit don le 28 avril 1620 à la Chartreuse Notre-Dame de Miséricorde de Bordeaux. La grande rigueur de cet ordre religieux et une gestion des plus méticuleuses vinrent rapidement à bout de la plupart des problèmes rencontrés jusqu'alors. La Louvière revivait enfin !

Bénéficiant en ce début du XVIIe siècle d'une conjoncture particulièrement favorable au développement de l'activité viticole, nos religieux apportèrent une attention toute particulière au vignoble. Dans les chais, tonneliers et maîtres de chais ne ménageaient pas leurs efforts et prodiguaient les meilleurs soins aux vins blancs et rouges, très prisés des marchands picards, anglais et flamands. Chaque année, plusieurs dizaines de barriques de vin rouge de La Louvière étaient ainsi embarquées sur des navires en direction de l'Angleterre ; les blancs partaient vers le Nord de l'Europe. Au XVIIIe siècle, les vins produits par les Chartreux étaient parmi "les plus excellents qu'on puisse boire dans tout le royaume". Maîtres de La Louvière pendant près de deux siècles, les Chartreux en furent dessaisis au moment de la tourmente révolutionnaire.

En novembre 1789, l'Assemblée Nationale confisqua les biens du clergé. Déclaré "Bien national", le domaine de La Louvière fut mis en vente au printemps 1791. Le vignoble s'étendait alors sur une quarantaine d'hectares. Les enchères furent remportées par un négociant bordelais, Jean-Baptiste Mareilhac. A la tête d'une des maisons de négoce les plus prospères de Bordeaux, Jean-Baptiste connaissait bien La Louvière dont il exportait une partie des vins vers Saint-Pétersbourg. Cette propriété était donc pour lui un très bon investissement.

La famille Mareilhac présida à la destinée du domaine pendant une grande partie du XIXe siècle. Alfred Mareilhac, petit-fils de Jean-Baptiste hissa le vignoble de La Louvière parmi les vignobles les mieux tenus du département et obtint pour ces fabuleux résultats une "médaille d'or" décernée par le Ministère de l'Agriculture en 1869.

En 1911, Alfred Bertrand-Taquet, parisien d'origine, actionnaire de la "Revue Vinicole" acheta le domaine et en assura la gestion jusqu'en 1944. Il fut élu maire de Léognan en 1919 et le resta jusqu'au lendemain de la seconde guerre mondiale. Victime de l'absentéisme de ses propriétaires, La Louvière joua par la suite,les belles endormies pendant plus de quinze ans.

Enfin, en 1965, André Lurton, viticulteur originaire de Grézillac tomba sous les charmes de La Louvière et s'en rendit acquéreur. Les années qui suivirent, virent ce domaine retrouver peu à peu son prestige d'antan... La demeure fut entièrement restaurée et le vignoble reconstitué...

Suggestion gourmande

A servir à une température de 16-18°C sur un rôti de bœuf aux girolles, un Navarin d'agneau aux petits légumes grillés, un filet mignon de porc aux aubergines...

Boire à partir de Apogée Boire avant
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