Tariquet Les 4 Réserve 2010

Tariquet Les 4 Réserve 2010

Côtes de Gascogne Blanc doux

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Cépage

45 % Gros Manseng, 35 % Chardonnay, 15 % Sauvignon et 5 % Sémillon

Commentaires de dégustation

Les 4 Réserve ou la cuvée du paradoxe...
Les 4 Réserve cépages, après un élevage de 6 mois en fûts, sont assemblés et conservés 1 à 2 ans en cuve. Ce vin offre alors une multitude de notes fondues et complexes entre les arômes fruités et le vanillé du bois, entre pêche jaune et fruits exotiques. Réunis, les 4 cépages offrent un vin qui possède du relief et de la complexité... où le bois très fondu ne marque pas le vin.

Présentation

Du montreur d'ours Ercéen du XIXe siècle aux jeunes vignerons du XXIe, toute famille a une histoire !

La France agricole de la fin du XIXe siècle avait du mal à nourrir tous ses enfants, aussi au fond des campagnes les candidats à l'émigration faisaient contre mauvaise fortune, bon cœur et tentaient l'aventure...

C'est dans ce climat que commence leur histoire. Le village ariégeois d'Ercé est niché dans le piémont pyrénéen. Ses habitants avaient une spécialité : le dressage des ours. En toute logique, le jeune Artaud exerçait le curieux métier de montreur d'ours. Affublé de ses deux plantigrades dont l'histoire a oublié les noms, il partit autour du monde, traversa mers et océans, arriva aux États-Unis d'Amérique, vécut probablement heureux jusqu'au jour où le mal du pays lui reprit... trouver un lieu pour ses vieux jours ! Il revint en France en 1912, vit le Tariquet, tomba immédiatement amoureux de l'endroit, compta et recompta son pécule qui fut insuffisant pour acquérir la demeure.

C'est alors qu'il fit appel à son fils Jean-Pierre, resté à New York où il avait épousé Pauline, jolie jeune femme originaire d'Ariège. Jean-Pierre, barman, opérait de savants mélanges en composant de précieux cocktails dans un bar à la mode...

Père et fils unis, le Tariquet fut acheté. Ruiné par le phylloxera, il ne restait du vignoble que 7 malheureux hectares...

Pas de belle histoire sans aspect dramatique...
1914 reste une terrible année, celle du début de la première guerre mondiale. Jean-Pierre Artaud, ardent patriote rejoindra la France pour combattre, sera blessé par une baïonnette dans un cruel et sanglant corps à corps et perdra tant de sang, qu'une partie de la mémoire lui fera défaut durant de nombreuses années. Amnésique, il restera dans les hôpitaux français jusqu'en 1922, date de son retour vers New York, où sa femme Pauline, semaine après semaine, ne manqua jamais le bateau en provenance du Havre, espérant toujours et encore le retour de son mari...
Peut-être eurent-ils peine à se reconnaître tant la physionomie de Jean-Pierre avait changé...

Probablement à contre cœur pour Pauline, attachée à la vie moderne de New York, la décision de quitter les États-Unis pour la France fut prise. Leur retour sera salué par la naissance d'une fille "Hélène"...

Des Artaud aux Grassa
Pierre Grassa naît en France de parents espagnols, originaires de la Sierra de Guara, l'autre versant des Pyrénées... Garçon vacher, occupé dès son plus jeune âge aux travaux extérieurs, il fréquentera peu l'école. Il a une féroce envie de dévorer la vie, ailleurs, plus loin... Le sport arrive à contenir son énergie, son envie de vivre, son envie de réussir. Lors de son service militaire, il rejoindra le bataillon de Joinville où sont sélectionnés les meilleurs compétiteurs français des différentes disciplines, passera avec brio son certificat d'études... De retour à la vie civile, Pierre s'arrête à Bordeaux, travaille dans un salon de coiffure et son balai à la main, observe inlassablement le mouvement des ciseaux, l'utilisation des fers à friser... S'inscrit à la bourse de travail, réussit sa formation de coiffeur pour dame et sort lauréat de sa promotion.

1939 sonne le glas de la vie de garçon coiffeur de Pierre et la mobilisation générale de la deuxième guerre mondiale l'entraîne vers une nouvelle vie. Son bataillon est fait prisonnier et une insupportable vie de captivité berce les longues journées du bouillant personnage. Il réussit son évasion et entre en résistance dans le Sud-Ouest de la France, à Éauze, où est le Tariquet et où l'on retrouve Hélène...

Quand un jeune homme bien de sa personne croise une charmante jeune fille et qu'ils se plaisent, la suite de l'histoire n'est guère difficile à imaginer !

Pierre et Hélène uniront leur vie ! Ensemble, ils redonneront vie au Tariquet. Le château, la propriété doivent être remis en état ? Qu'importe, ils ont du courage, ils ne se sont promis que de l'amour et du travail, les voici à l'œuvre...
Très vite, Hélène et Pierre redonneront une vocation viticole au Tariquet, nous sommes en Bas-Armagnac !

Ils auront 4 enfants : Maïté, Christiane, Françoise et Yves. Maïté et Yves perpétueront le métier en restant sur le domaine.

Dès 1972, ils constitueront leur première société avec leur père,  développeront les ventes des Bas-Armagnacs produits au château...

En 1982, alors que le marché était balbutiant, ils choisissent de produire des vins blancs...

Il n'y a pas de belle histoire sans qu'à la fin, il n'y ait une note d'espoir...
Armin et Rémy, fils d'Yves, deviennent aujourd'hui vignerons et se préparent à écrire un autre chapitre...

Suggestion gourmande

Servir légèrement rafraîchi
À consommer en apéritif, durant le repas sur foie gras, poissons de rivière, volailles, viandes blanches, fromages...

Boire à partir de Apogée Boire avant
2012 2012 2014

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